On entend par Dynamic Range (Dynamique) l'intervalle mesuré en dB (où le genre de dB varie selon le contexte dans lequel on est en train d'opérer) entre la valeur minimum que le signal sonore peut assumer et la maximum. Dans la nature les sons ont une certaine dynamique. Un souffle de vent a une petite dynamique parce que sa valeur maximum en dB n'est pas plus élevée que celle en l'absence de son. Par contre, la dynamique du son produit par un ouragan est beaucoup plus ample. En plus, dans la nature, il existe toujours un bruit de fond que nous pouvons estimer dans l'environnement d'une ville moyennement bruyante, à environ 30dBspl. Donc, des sons qui produisent un nombre de dBspl inférieur à 30 peuvent être ignorés ce qui veut dire qu'ils ne sont pas perçus clairement à cause du bruit de fond qui les masquent. Dans notre exemple on peut déduire que la majeure partie des sons ne dépasse pas les 100dBspl et nous baserons donc sur cette valeur notre SOL. Cependant, il se peut que durant de brèves périodes, des sons de plus grande grandeur soient produits, disons pas supérieurs à une valeur maximum de 120dBspl (valeur qui correspond approximativement au seuil de douleur ressentie par l'oreille). Dans la partie gauche de la figure suivante nous pouvons observer l'échelle avec des valeurs que nous avons fixées:

La différence en dB entre le SOL et le bruit de fond est appelée Rapport Signal Bruit (SNR - Signal to Noise Ratio) et reflète combien un son est plus fort que le bruit de fond. La différence en dB entre la valeur maximum de la dynamique et le SOL est appelée headroom[5 ] . La somme en dB entre le Headroom et le SNR est le dynamic range (pour mieux comprendre ces amplitudes, se référer à la figure précédente, partie à gauche). Quand cet ensemble des valeurs dans le domaine physique est défini, on peut en voir l'équivalent électrique (partie à droite de la figure précédente). Focalisons tout d'abord l'attention sur le bruit. Tout appareil électrique est affecté par le bruit (par exemple, le bruit thermique des composants électroniques ou alors le bruissement naturel d'un ruban magnétique). Cette fois, cependant, il s'agit d'un bruit électrique et donc évalué en dBu et non plus en dBspl, supposons qu'on ait mesuré une valeur du bruit de fond égal à -66dBu (équivalents à 100dBspl) alors que comme headroom nous pouvons considérer 20dBu pour conserver les proportions avec un cas réel. En se mettant à calculer, on obtient un SNR de 70dBu et donc une dynamique de 90dBspl. Si on pense que les morceaux joués en discothèque sont compressés jusqu'à atteindre une dynamique maximum de 30dBu, on comprend qu' avec 100dBu de dynamique à disposition, on peut arriver à de grands résultats.
On peut citer un exemple valable: l'enregistrement d'un orchestre. Dans ce cas, on va en fait, des valeurs très basses de dBspl dans les morceaux où seulement un instrument sussure, à des valeurs très hautes quand, par exemple tous les instruments jouent ensemble en un crescendo triomphal. Avec 90dBu à disposition, on peut enregistrer tous ces sons d'intensités si différentes avec la même fidélité.
Autre exemple: l'enregistrement d'une voix qui, dans un morceau, passe du sussurement au hurlement. Généralement on dispose plusieurs microphones et on prédispose les préamplificateurs à des valeurs différentes du SOL, chacun d'entre eux optimisé pour une particulière intensité sonore. Par la suite, durant le mixage, les différentes sections enregistrées seront combinées de manière à obtenir une reproduction fidèle de chacune des parties du morceau.
On comprend mieux à présent les valeurs du tableau qui figure au paragraphe précédent. Valeurs du SOL supérieures et, en conséquence voltages plus élevés sont plus distants du bruit de fond et permettent donc une dynamique supérieure.





Dynamic Range